Depuis plus de 30 ans, l’AÉQJ se passionne pour la littérature jeunesse d’ici et de ses créatrices et créateurs.
La rubrique « Auteure chouchou » cherche à procurer un contact privilégié aux jeunes lectrices et lecteurs ainsi qu’à leurs différents intervenants afin de mieux connaître les membres de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AÉQJ), qui regroupe des auteurs jeunesse québécois et de la francophonie canadienne !
Découvrez dès maintenant l’auteure jeunesse Isabelle Daigle…
SUR L’ÉCRITURE
Avez-vous besoin d’une ambiance de travail, d’un lieu ou d’un rituel de rédaction pour vous plonger dans l’écriture ?
J’ai besoin de calme, d’être dans ma bulle lorsque je suis en mode écriture. J’écris dans mon bureau, parfois avec mon casque d’écoute et une musique douce. J’allume une chandelle ou je fais diffuser des huiles essentielles.
Vous arrive-t-il de vous relire et de trouver votre texte mauvais ?
Oh oui ! Parfois, le récit manque de fluidité ou ce que j’écris ne « colle pas », alors il est déjà arrivé que je supprime des chapitres entiers pour donner une nouvelle direction à l’histoire.
Y a-t-il un point commun dans la plupart de vos écrits ?
Il y a une forêt ou la présence d’arbres dans la grande majorité de mes romans. Je ne sais pas pourquoi. C’est involontaire, mais on dirait que c’est plus fort que moi. J’aime la nature, c’est comme si ça allait de soi que je l’intègre dans mes écrits.
Que pensez-vous de vos premiers ouvrages publiés ?
J’en suis très fière, même si en les relisant trois ou quatre ans plus tard, je changerais certains éléments ou je bonifierais l’histoire. C’est aussi ça écrire : notre style évolue et s’améliore constamment.
SUR LA LITTÉRATURE JEUNESSE
Quand vous étiez enfant, lisiez-vous beaucoup ? Que lisiez-vous ?
Je lisais énormément et de tout. Quand j’étais plus jeune, j’adorais lire Le Club des Baby-Sitters, les livres Castor Poche et ceux de la série Frissons. J’ai dévoré la série Émilie de la nouvelle lune. Je me souviens qu’à l’époque, pour emprunter les livres de la section « adultes » à la bibliothèque municipale, il fallait avoir 16 ans. J’en avais 12-13 et je trouvais ça complètement injuste parce que je voulais des romans plus volumineux que ce qui était offert dans la section pour les jeunes.
Que répondez-vous à ceux qui pensent que la littérature jeunesse est plus facile à écrire ou inférieure à celle destinée aux adultes ?
Je réponds qu’il est préférable d’avoir l’esprit ouvert. Lorsqu’on écrit, peu importe le public cible, il faut trouver les mots, la tonalité et le sujet qui feront vibrer les lecteurs et lectrices, peu importe l’âge. J’écris autant pour les adultes que pour les enfants et ça me demande le même effort et j’y déploie la même rigueur, la même passion.
SUR LA PUBLICATION
Travaillez-vous avec plusieurs maisons d’édition ? Pourquoi ?
Je travaille avec deux maisons d’édition, car leur ligne éditoriale respective est différente.
Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?
Oui et ce même sentiment m’habite encore et toujours, même après une quinzaine de livres publiés. Une grande fierté mélangée avec un sentiment d’être incroyablement privilégiée.
Quels rapports entretenez-vous avec votre éditeur et votre éditrice (strictement professionnels, amicaux) ?
Un mélange de rapports professionnels et amicaux. J’ai la chance de travailler avec un éditeur et une éditrice qui sont ouverts à mes idées, qui sont à l’écoute et avec qui les échanges sont toujours très agréables.
À ce jour, combien avez-vous écrit d’ouvrages ?
Si on inclut les deux nouvelles qui ont paru dans des recueils, j’en suis à 17.
Pouvez-vous nous parler de votre livre préféré parmi ceux que vous avez publiés ?
J’aime chaque histoire que j’ai écrite. Cependant, Mystérieuse coïncidence est ma toute première série et elle occupe une place spéciale dans mon cœur.
Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
C’était durant la pandémie et je voulais stimuler l’imaginaire des jeunes, leur faire vivre des émotions positives et les éloigner de leurs écrans. Je ne sais pas si cela a fonctionné, mais je reçois encore à ce jour de bons commentaires. Mon rêve serait que Mystérieuse coïncidence se retrouve dans les bibliothèques scolaires. On m’a souvent répété que cette série aurait sa place dans les écoles. Le message est lancé ! 😉
Pourquoi le préférez-vous aux autres ?
Probablement parce que c’est mon premier livre et que grâce à lui je vis une fantastique aventure littéraire depuis plus de quatre ans.
SUR VOTRE PROCESSUS D’ÉCRITURE
Écrivez-vous la nuit ou êtes-vous plutôt une lève-tôt ?
J’écris principalement le week-end puisque j’ai un emploi à temps plein autre que l’écriture. Je suis plus productive tôt le matin.
Écrivez-vous sur de longues périodes (plusieurs heures) par jour ?
Ça dépend de l’inspiration, mais la clé demeure la discipline. Les moments d’écriture sont intégrés dans mon horaire comme si c’était un rendez-vous formel.
SUR VOTRE VIE PERSONNELLE ET VOS GOÛTS
Vivez-vous en couple ? Avez-vous des enfants ?
J’ai un conjoint et des ados de 14 et 17 ans.
Si vous utilisez la maison comme espace pour écrire, avez-vous l’impression que vos moments d’écriture sont respectés par les autres membres de la famille ? Avez-vous le sentiment d’être souvent interrompue quand vous écrivez ?
Je suis chanceuse parce que je suis rarement interrompue durant mes séances d’écriture. Si je dis que je vais écrire, généralement, personne ne vient me déranger. Je peux donc laisser aller mon inspiration en toute tranquillité.
BIBLIOGRAPHIE JEUNESSE (titres choisis)
NOTE : Vous pouvez trouver les publications de l’auteure sur le site Les libraires.
- Mystérieuse coïncidence – la compilation
- Élora, fée unique, Tome 1 – « Catastrophe chez les fées »
- Élliot a peur des mascottes
- Balle courbe et souliers à crampons, Tome 1 – « Double jeu »
- L’effroyable gardien de la forêt






