Depuis plus de 30 ans, l’AÉQJ se passionne pour la littérature jeunesse d’ici et de ses créatrices et créateurs.
La rubrique « Auteure chouchou » cherche à procurer un contact privilégié aux jeunes lecteurs ainsi qu’à leurs différents intervenants afin de mieux connaître les membres de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AÉQJ), qui regroupe des auteurs jeunesse québécois et de la francophonie canadienne !
Découvrez dès maintenant l’auteure jeunesse Anne-Sophie Villeneuve…
SUR L’ÉCRITURE
D’où est née votre passion pour la littérature jeunesse et comment définissez-vous votre style d’auteure jeunesse ?
Collectionneuse d’albums jeunesse depuis la réception de mes premières paies, je me projetais déjà comme lectrice passionnée devant un groupe de tout-petits et je caresserais déjà secrètement le rêve qu’un jour, des enfants, des intervenants de la petite enfance bercent ou encore fassent rire les enfants au son de mes phrases tendres et complètement insensées !
Quels sont vos univers narratifs ?
Les univers que je produis sont empreints d’un but simple : le plaisir. Je me plais souvent à repousser les limites… donner vie et une voix à ce qui ne l’a pas… un flocon qui parle, pourquoi pas ! Des chaussettes… et d’autres « Et si » sympathiques émergent de mon imagination pour accompagner et nourrir l’esprit des enfants. Permettez-vous de rêver et d’aller au-delà de votre première idée ! L’accompagnement de l’inférence à travers l’album jeunesse.
C’est votre seule passion ?
Mon envie d’écrire me pousse aussi vers mon autre passion : l’accompagnement du développement de l’enfant. Les allégories, les albums loufoques pour nommer et soutenir leur bien-être me tiennent à cœur. Un jour, qui sait, ces titres plus pédagogiques verront le jour… j’attends uniquement le bon moment, la bonne occasion.
Faites-vous lire votre manuscrit pendant la période d’écriture ?
Mes deux garçons sont toujours mes premiers spectateurs. C’est à leurs réactions que je sais si mes textes sont bons.
Y a-t-il des manuscrits qui dorment dans vos tiroirs ?
S’il y a un ou deux manuscrits dans un dossier « bloc-notes » ? Assurément ! Je plaide coupable, je me permets de voguer d’un univers à l’autre. Je les relis au fil du temps, je laisse passer les semaines et j’y replonge.
SUR LA LITTÉRATURE JEUNESSE
Selon vous, peut-on écrire sur n’importe quel sujet en littérature jeunesse ?
À mon avis, on peut aborder un bon nombre de sujets par le biais de l’album, il faut trouver le bon filon. Tout se dit, maintenant reste à trouver qui le dira… un ours, une barbotte, un lacet de chaussure, une balançoire ou encore un nuage… puis, on place notre univers et on crée des images mentales que l’enfant pourra saisir et surtout qui pourront lui plaire.
Complétez à votre guise l’énoncé suivant : « L’écriture c’est… »
L’écriture, c’est une chanson contenant la possibilité de toucher, de faire voyager, d’émouvoir, de soutenir et surtout, dans mon cas, de faire rire.
Vous écrivez des albums illustrés. Comment travaillez-vous avec l’illustratrice ?
Étant une passionnée, une femme investie et créative, je tiens à former équipe avec mon illustratrice. Je participe activement à coconstruire avec elle durant la création des illustrations. J’ai une vision précise et complètement « éclatée » de mes univers. Partager, me bonifier avec une personne qui apprécie mon univers et ose tester ses limites est un véritable bonheur pour moi. Je suis choyée d’avoir une connexion avec Isabelle Beauregard, qui a fait naître mes flocons, et avec Zoé Therrien qui m’a suivie pour mes chaussettes. Faire du pouce sur notre première idée, oser et se lancer. Je suis reconnaissante de travailler activement à la création du début jusqu’à la fin.
SUR LA PUBLICATION
Parlez-nous de votre premier album et les réactions de votre entourage et public cible ?
Les premières réactions à mon premier album Et si les flocons nous parlaient : « Madame, vous avez compris quelque chose. Dans la cour, les enfants se disent maintenant entre eux de ne pas manger de la neige après la lecture de votre album, on les entend dire « Mange pas de la neige, les flocons ne veulent pas ! » Ça, c’est magique comme retour !
Je suis rendue à la quatrième réimpression des Flocons : de nombreux éducateurs, éducatrices, enseignants, enseignantes et autres intervenants de la petite enfance font circuler mon premier livre. Je souris à chaque partage et chaque utilisation.
Les Flocons sont particulièrement chers à mon cœur… la demande et l’envie de livrer la suite ont donc été logiques… j’ai hâte d’entendre les réactions !
Vous est-il arrivé d’écrire un livre sur commande ?
Cela ne m’est jamais arrivé. Cependant, maintenant qu’on me pose la question, la créative en moi ose répondre : « Proposez-moi un besoin, un défi, une idée et j’accepte le mandat avec grand plaisir ! »
Prendrez-vous votre retraite un jour ?
Ma retraite d’auteure, loin encore, très loin !
SUR LES SOCIABILITÉS LITTÉRAIRES
À quoi correspond, selon vous, le rôle social de l’écrivaine ?
Le rôle d’une auteure, c’est de rendre l’impossible possible !
Quelle est votre impression des salons du livre ?
J’affectionne tout particulièrement les salons du livre. Voir et discuter avec les parents et leurs petits est ce qui est le plus précieux pour moi. Constater que mes écrits touchent les gens, ça, ça vaut de l’or ! C’est un métier de passion, notre paie, ce sont vos mots de reconnaissance.
En plus, jaser… j’aime vraiment ça, n’hésitez jamais à venir me parler !
Vous semblez une femme passionnée. En quoi cette passion se retrouve-t-elle dans votre premier livre ?
Donner vie à des flocons, qui ont chacun une personnalité. Souligner l’unicité de ceux-ci et rappeler l’individualité de chacun, à grand coup de folies, d’images et de rires ! Mon flocon préféré… on me le demande souvent ! Il s’agit du flocon à modeler. Créer et jouer, apprendre sans s’en rendre compte, dans le plaisir, il y a une meilleure rétention de l’information ! (Tiens, on dirait que je recycle mes paroles d’enseignante pour motiver mes étudiants en techniques d’éducation à l’enfance au Cégep de Sainte-Foy afin qu’à leur tour, ils soutiennent le développement des enfants par le jeu !) Passionnée un jour, passionnée toujours !
SUR VOTRE FAMILLE ET VOTRE PARCOURS ACADÉMIQUE
Où êtes-vous née ?
Originaire de la ville de Québec, je suis la plus jeune de la famille, protégée par mes deux grands frères.
Parlez-nous de votre enfance : vos parents, vos frères, vos sœurs, etc.
Mes parents ont toujours soutenu mes élans créatifs : cours de théâtre, ligue d’improvisation et choix de mes études. J’ai toujours su que je voulais enseigner et outiller les éducateurs et éducatrices qui allaient œuvrer auprès de notre belle jeunesse !
Par leur regard admiratif et leurs paroles bienveillantes, j’ai toujours su que mes parents m’encourageaient et me trouvaient fonceuse. Quand j’y repense, cela m’émeut beaucoup ; je suis reconnaissante de tout cet encouragement.
Parlez-nous de votre parcours scolaire et des choix d’études que vous avez faits.
Je suis diplômée en Techniques d’éducatrice à l’enfance. Je détiens un baccalauréat multidisciplinaire (il s’agit d’un diplôme unissant trois certificats : certificat en gestion des ressources humaines, certificat en enseignement professionnel et technique et un certificat en intervention psychosociale).
BIBLIOGRAPHIE JEUNESSE
- Et si les flocons nous parlaient ?
- Et si les chaussettes nous parlaient ?
NOTE : Vous pouvez trouver les publications de l’auteure sur le site Les libraires. [lien vers la page avec la liste des ouvrages de l’auteur disponibles sur le site]

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