Vous voulez autoéditer votre livre ?
par Jean-Marc Beaudoin*
1. ÊTRE AUTEUR INDÉPENDANT, UNE QUESTION DE PASSION
C’est le constat évident après les quelques années d’existence de Les éditions Papilune, entité créée à l’époque dans le but de se conformer à toutes les exigences nécessaires à l’autoédition de mes œuvres et de celle de ma précieuse collaboratrice, Isabelle Demers.
Pour moi, tout a commencé par le confinement forcé par la COVID et un vieux, vieux, vieux rêve d’écrire un livre un jour. Tous les ingrédients étaient là. Un projet datant de mon adolescence et l’isolement contraint constituèrent le contexte de l’avant-création de Les éditions Papilune. Une sorte de genèse forcée avant l’éclosion de ce que mon rêve devait devenir.
Quoi écrire ? Pour qui ? Pourquoi ? Mais surtout, comment ?
Quelques années auparavant, j’avais commencé l’écriture de quelques tranches de vie, quelques courtes histoires ici et là, sans but précis.
Nouvellement papi d’une petite-fille depuis quelques trop courtes années, il était naturel de lui dédier mon premier ouvrage. C’est ainsi que ces quelques souvenirs furent adaptés sous forme de lettres à cette dernière pour qu’elle sache qui était son papi.
Bon ! Maintenant que le livre Lettres à Marilune est en cours d’écriture et va bon train, comment le publier ? Je ne souhaitais pas que tous mes efforts soient vains, mais je savais bien qu’aucun éditeur n’accepterait de publier ce projet trop personnel pour eux.
Étant totalement néophyte, je me suis tourné vers BouquinBec à la suite d’une référence d’un ami.
BouquinBec est un service très professionnel pour accompagner tout auteur dans l’édition et la publication de ses œuvres.
Pourquoi est-il si important d’être conseillé lors de la publication de son premoier livre ?
BAnQ, BTLF, Memento, Archives nationales du Canada, ISBN, bêta-relecture et révision linguistique, mises en page, couverture (C1), quatrième de couverture 4 (C4), épaisseur de l’épine, fond perdu ou pas, choix de l’imprimeur, choix du ou de la graphiste ?
Tant de subtilités dont il faut tenir compte que seul un professionnel peut nous aiguiller.
2. Lorsque crédibilité rime avec qualité
Un constat évident de mon expérience en autoédition est le degré très variable de qualité du produit présenté par certains auteurs indépendants. Ou plutôt, un manque de rigueur en ce qui a trait aux soucis de qualité du produit à être présenté aux lecteurs et lectrices.
Cela explique-t-il la réticence des libraires à présenter nos œuvres dans leurs établissements ? Probablement que la réponse est évidente, soit oui.
L’expérience BouquinBec m’a appris l’importance de s’imposer une discipline rigoureuse en ce sens.
Plus encore, un accompagnement est une solide formation pratique plutôt que théorique.
Donc, étant complètement néophyte dans le domaine, un service (ou un spécialiste) pour m’initier au monde de l’édition fut essentiel.
La première étape consiste à entamer le projet par l’obtention d’un numéro ISBN (numéro international normalisé du livre) qui est un code unique qui sert de carte d’identité à chaque livre publié. Il permet aux libraires, aux bibliothèques et aux distributeurs de gérer les stocks et les commandes sans erreur.
C’est comme un numéro d’assurance sociale, je dirais, une preuve d’existence officielle.
Pour cela, il faut ouvrir un compte éditeur à la BAnQ. Une fois créé, vous demandez une séquence de numéros ISBN qui vous sera attribuée ; habituellement, c’est une séquence de dix numéros.
Dix numéros ? Oui. Voilà une raison de créer une entité plus large, car, admettons que vous publiez votre livre en format papier, en format numérique ePub ou en version PDF, trois numéros ISBN différents seront nécessaires. Mais que faire des numéros en surplus ?
Écrire et publier d’autres livres ? Assurément !
Ou…. regrouper plus d’auteurs….
Ce volet sera discuté plus loin.
Bon ! Maintenant que Lettres à Marilune a son identité et son ISBN, que faut-il en faire ?
L’obtention de ce numéro est un « engagement » à transmettre des copies de l’œuvre (2) pour nourrir les Archives nationales du Québec. De plus, même si ce n’est pas obligatoire, l’ISBN ouvre la porte au dépôt du titre à Bibliothèque et Archives Canada.
Lors du processus, j’apprends aussi l’existence de la BTLF (Banque de titres de langue française), qui est une organisation incontournable au service de l’industrie du livre, puisqu’elle est LA référence des librairies, bibliothèques et autres institutions pour s’approvisionner via leur service Mémento.
L’espace éditeur de la BTLF permet d’annoncer la parution d’un livre et d’inscrire toutes œuvres littéraires dans leur immense base de données.
Il est essentiel de noter tous les détails, y compris l’auteur, les collaborateurs, la date de publication, le format, le prix, la page de couverture (C1), la page d’endos (C4), le nombre de pages, les résumés courts et longs, etc.
Maintenant que ces volets administratifs sont accomplis, il faut prendre certaines décisions, car, si les tâches précédentes sont essentielles et dans les règles de l’art pour toute publication, il reste des choix pour renforcer et assurer la qualité du produit final.
Trouver des bêta-lecteurs. Selon moi, il est essentiel de trouver des personnes (mais pas trop) gourmandes de lecture qui pourront, de façon impartiale, vous nourrir de leurs commentaires. Comprendront-elles l’histoire ? Manque-t-il des détails ? Le choix des mots est-il adéquat ? Certains passages portent-ils à confusion ?
Avoir un regard externe est important, car il permet de valider, même d’ajuster certains passages pour rendre l’œuvre attrayante aux lecteurs. Aurais-je omis des détails ? Est-ce que tout est cohérent ? Et ainsi de suite.
Maintenant que nous avons une version quasi définitive, il faut aller en révision linguistique. Une autre étape cruciale pour s’assurer que les règles syntaxiques, typographiques et orthographes sont parfaites. Antidote, quoique pratique et bien conçu, ne peut égaler la révision par un professionnel de la langue française.
Si le texte traite d’un sujet particulier ou d’un domaine particulier, il n’est que du gros bon sens de le faire valider par un expert.
Charlotte Bigoudi chez les chiens de traîneau en est un bon exemple. Bien que je me sois documenté adéquatement sur le sujet, l’apport d’une « meneuse de chiens » et « chef de meute » fut essentiel pour m’assurer que l’information que je transmets à l’enfant est véridique.
Bon, nous avons enfin une version finale du texte. Il faut maintenant la préparer pour l’impression.
Qui en fera la mise en page ? Qui fera le graphisme ?
C’est maintenant le temps de trouver votre graphiste. Un choix crucial, car cette personne sera, sans aucun doute, une précieuse collaboration si vous avez l’intention de publier d’autres titres.
Un bon graphiste saura, en plus de créer la page couverture, d’endos ainsi que les illustrations, mettre en page le tout et préparer les fichiers prêts pour l’imprimeur.
Il faudra, cependant, que l’imprimeur choisi fournisse l’information sur la largeur de l’épine, information importante à transmettre à votre graphiste pour l’épaisseur du livre. C’est toujours une question de millimètres, puisque cela dépend du nombre total de pages, y compris les pages de garde, en plus du grammage du papier qui vont déterminer l’épaisseur du livre une fois imprimé.
Une autre information dont votre imprimeur aura besoin de connaître et que votre infographiste doit indiquer est si les fichiers d’impression tiennent compte ou non du fond perdu.
L’affirmation « Nos livres sont tous écrits, relus, révisés, illustrés, mis en page et imprimés au Québec » sur notre page d’accueil ne fait qu’affirmer notre engagement dans la qualité de nos ouvrages tout en encourageant les artisans de chez nous.
3. Et puis vint cette idée folle, Mamie Bigoudi
Durant le processus d’écriture, d’édition, d’impression et de publication de Lettres à Marilune, une idée a émergé.
Comme je n’avais jamais déniché d’histoire à raconter à ma petite fille qui parlait de la relation entre grands-parents et petits-enfants, l’idée d’une petite fille en vacances chez sa mamie est apparue, spontanément et naturellement.
Comme notre petite-fille vient régulièrement à la maison passer des fins de semaine, l’inspiration pour les histoires à raconter devenait facile. Des contes pleins de valeurs positives et qui finissent toujours bien, basées sur le vécu de cette dernière.
Mamie Bigoudi est alors née. Six courtes histoires, des contes à raconter avant le dodo.
La plus grande décision pour ce livre fut de trouver l’illustrateur qui saurait donner vie à tous ces personnages qui tournaient dans ma tête. Créer cette petite communauté ludique où chaque enfant pourra se reconnaître.
C’est ainsi que La Vallée des Orchidées est née avec sa mairesse, madame Paquerette, sa marchande, madame Raoul, son policier, l’agent Bourrichon, son chat errant en Perceval, Céleste, la postière, et bien d’autres. Des personnages qui, en général, ont trouvé inspiration depuis le vécu de ma petite-fille ou de clins d’œil personnels au gré provenant de voyages personnels.
Pour ce nouveau projet, il était naturel de continuer avec BouquinBec pour m’accompagner, mais avec l’illustratrice et graphiste de mon choix.
Lettres à Marilune étant publié sous « Les chroniques de Papilune », Mamie Bigoudi le serait aussi.
La première édition de Mamie Bigoudi – Tome 1 le fut donc sous cette bannière.
Les mains magiques d’Isabelle Demers, la perle rare tant recherchée, sont entrées en scène pour que le tout prenne vie. Elle-même mère de deux jeunes enfants, elle a su dès les premiers instants plonger dans l’univers de Mamie Bigoudi,
Mais Isabelle a une autre corde à son arc, celle d’autrice
Lorsqu’elle m’a présenté Filigon le beau mouton, un projet d’études datant de dix ans, il était évident dans ma tête qu’il fallait absolument publier ce livre. Un simple coup de chiffon et une mise à jour de son design ont transformé Filigon le beau mouton en l’un de nos meilleurs vendeurs. Tout le monde aime Filigon.
La naissance de Les éditions Papilune
C’est alors que « Les chroniques de Papilune » sont devenues Les éditions Papilune car il devenait nécessaire d’introduire un deuxième auteur en Isabelle pour l’ajouter aux publications inscrites à la BAnQ et à Mémento.
Inscrire l’existence de cette nouvelle entité au registre des entreprises du Québec était nécessaire pour officialiser le tout.
Se présenter comme Les éditions Papilune avec nos propres couleurs est une bien meilleure idée que le nom de deux auteurs, l’un à la chaîne de l’autre : « Isabelle Demers & Jean-Marc Beaudoin, auteurs », c’est un peu long à dire et à écrire, non ?
Revenons à Mamie Bigoudi
Dans le processus d’écriture du premier Mamie Bigoudi, j’ai découvert assez rapidement que six courtes histoires ne seraient pas assez. Alors, le concept de Mamie Bigoudi – Tome 1, Tome 2, etc., est né.
Trois malheureuses coquilles s’étant faufilées dans la première édition de Mamie Bigoudi – Tome 1, une réédition fut publiée avec les correctifs, mais sous notre nouvelle entité, soit, Les éditions Papilune cette fois-ci.
Ce point m’a fait réaliser que le choix du professionnel qui fera la révision linguistique est crucial. Dans le contexte de Lettres à Marilune, la personne attitrée par BouquinBec avait fait un travail sans faille. Mais était-elle la meilleure ressource pour des écrits destinés aux enfants ?
Pour la correction linguistique de la réédition de Mamie Bigoudi – Tome 1, de Mamie Bigoudi – Tome 2, de la série Mamie Bigoudi, puis de la collection La Vallée des Orchidées, j’ai fait appel à une enseignante au primaire ayant, elle-même, de jeunes enfants, Maude Gamache-Bastille. Cette dernière m’a fait réaliser que je devais faire un choix au niveau de la graphie. Graphie rectifiée ou pas ? Comme mon auditoire est la jeunesse, la graphie rectifiée était le choix plus que logique. C’est cette graphie que les enfants apprennent à l’école de toute façon.
Mais Maude, par manque de disponibilité, se voyait dans l’obligation de rompre notre association. J’en fus bien triste.
La révision de Mamie Bigoudi – Tome 3 ainsi que Le secret de Balthazar fut octroyé à Kim Falcimaigne, professionnelle dans le domaine, très méticuleuse et rigoureuse dans son travail. Un excellent choix.
La suite logique des choses
À la suite à la parution de Mamie Bigoudi – Tome 3, j’avais annoncé à ma petite fille qu’il n’y aurait pas de suite, pas de tome 4, j’avais fait le tour du jardin.
Savez-vous quoi ? Son papi a eu droit à un petit sermon de sa part : « J’ai d’autres histoires. Je vais à l’école. J’ai des amis », insista-t-elle.
Il n’en fallait pas vraiment plus pour engager une discussion, un peu de remue-méninges, qui a abouti à un nouveau projet, soit une nouvelle série, celle de Charlotte Bigoudi.
Cette fois-ci, je m’adresse aux préados de 9 à 12 ans.
Charlotte a grandi et a maintenant 13 ans. Comme sa mamie, il n’y a jamais de problème, seulement des solutions.
Fort de l’enseignement de sa grand-mère et empruntant ses mêmes expressions, Charlotte résout toutes les énigmes qui lui sont présentées. Avec son inséparable ami Ganymède, ils forment l’équipe des « Duotectives ».
Comme Ganymède est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, c’est Marie-Ève Breton qui a assuré la révision linguistique de cette nouvelle série Charlotte Bigoudi. Mère de jeunes adolescents, elle possède également une grande expérience avec les enfants autistes, ce qui apporte une autre dimension sur ce personnage que la mienne, étant aussi le père d’un enfant atteint du syndrome d’Asperger.
Bon an mal an, j’étais devenu autonome dans ce nouveau monde pour moi, soit l’autoédition.
4. Maintenant, il faut vendre tous ces livres
Si nous additionnons tous les frais associés à l’autoédition de notre livre, nous arrivons avec une facture totale de plusieurs milliers de dollars.
Bien que le service offert à la BAnQ ainsi que celui de la BTLF soient gratuits, rien d’autre n’a été fait sans que vous ayez à piger dans vos poches.
Les livres chez Les éditions Papilune, notamment ceux de la série Mamie Bigoudi et la collection La Vallée des Orchidées, ont coûté chacun plusieurs milliers de dollars à produire en plus des frais d’impression.
Illustratrice, graphiste, réviseure linguistique sont quelques-uns des artisans qui ont contribué à votre livre, n’est-ce pas ?
Maintenant, combien comptez-vous en vendre en nombre d’exemplaires ?
Plus vous en imprimerez, moins le coût d’impression par exemplaire sera élevé, ce qui est normal. Moins l’exemplaire du livre aura coûté en impression, plus vous ferez de profits.
Mais, à ce stade, vous ignorez totalement quelle sera la réception du public de votre œuvre. Combien comptez-vous en vendre en un an, combien en vendrez-vous réellement ? À moins d’avoir accès à un entrepôt à climat contrôlé pour en stocker une grande quantité et les moyens financiers de la faire imprimer, la gestion de l’inventaire devient, soudainement, un aspect important à considérer.
Vous ne souhaitez pas que des centaines de copies de votre œuvre dorment pendant des années, mais vous ne voulez pas, non plus, être en rupture de stock.
Êtes-vous du style conservateur, réaliste ou confiant ?
Quelles seront votre tolérance et votre patience quant à la durée nécessaire à la vente de cette première vague de copies imprimées ? Cette première vague sera garante de la popularité du produit par le public.
Quel en sera le prix de vente ?
C’est, sans aucun doute, une des plus importantes décisions à prendre.
Voici quelques faits à considérer.
Si vos ouvrages sont acceptés en librairie, alors 40 % du prix de vente ira au libraire pour couvrir ses frais (salaires, loyer, électricité, etc.).
Si, en plus, vous allez en librairie en mode consignation, alors, en plus des 40 % pour couvrir les frais, attendez-vous à ce que vos redevances ne soient versées qu’une fois par année fiscale. Avez-vous cette tolérance ?
Si vous avez une présence en ligne, site web ou boutique en ligne, quels seront vos frais ?
Avez-vous comparé les prix avec la concurrence ? Quels sont les comparables en librairie ?
Beaucoup de points à considérer, n’est-ce pas ?
Se faire connaître
Outre qu’un site web attrayant sont impératif, il est fortement recommandé de maintenir une présence active sur les réseaux sociaux. Plus vous aurez d’amis sur Facebook qui s’abonneront à votre compte, plus votre crédibilité et votre popularité augmenteront. C’est, cependant, un parcours de longue haleine. Jumelé avec Instagram, TikTok, LinkedIn ou autres, il sera important de les nourrir de façon constante et régulière.
La formule infolettre est aussi intéressante, mais, encore une fois, c’est pour le long terme.
Où vendre ?
En librairie ? Êtes-vous prêts à leur octroyer un rabais de 40 % et, peut-être, attendre jusqu’à la prochaine année fiscale pour être payé ?
À l’occasion de salons du livre ? Le club très sélect des salons du livre majeurs est frileux face aux auteurs et éditeurs indépendants. Les importantes maisons d’édition y ont une priorité très évidente, voire absolue. Il est possible de s’y faufiler à des frais raisonnables si vous y avez des contacts. Mais, advenant que vous soyez acceptés au Salon du livre de Montréal en tant qu’éditeur, aurez-vous les moyens de payer 3000 $ pour un kiosque à cet événement, par exemple ?
Il vous faudra, sans doute, regarder en direction des salons du livre plus abordables et mieux ciblés pour nous, les indépendants.
Selon votre clientèle, certains marchés sont des options intéressantes.
Ma plus grande période de l’année est, sans contredit, la période des marchés de Noël, mais je cible aussi ce qui a comme thématique les enfants, la famille et les aînés.
Si vous avez pris le temps de faire vos calculs, vous avez vite rapidement réalisé que le seuil de rentabilité ne sera pas aussi simple et rapide à atteindre qu’espéré.
Ce n’est pas avec un seul titre que vous allez y arriver. Offrir une gamme de produits va aider. S’il y a plus d’un titre disponible, il sera possible à l’acquéreur d’acheter plus qu’un livre.
Concernant les salons ou marchés où j’ai participé jusqu’à maintenant, vous devez savoir qu’en général, vous payez pour l’achalandage. Petite observation, très loin d’être scientifique, le ratio de visiteurs par rapport au coût de l’événement est de dix pour un. Ainsi, si un événement coûte 100 $, je m’attends à ce qu’il y ait au moins 1 000 visiteurs.
En ce qui a trait aux ventes en ligne, le client préfère de beaucoup feuilleter le produit lui-même tout en discutant avec vous. Ne comptez surtout pas sur les ventes en ligne pour couvrir vos frais, mais cette présence est, selon moi, essentielle tout de même.
La passion avant tout
Est-ce une aventure rentable ? Jusqu’à maintenant, NON ! Que des remboursements d’impôts liés aux pertes (tous les frais en éditions sont déductibles). Mais cette année, ce sera possible, enfin (du moins, je me croise les doigts) d’atteindre la rentabilité !
Bref, mon souhait pour vous est que vous n’ayez pas d’attente. Juste du plaisir et une passion à le faire.
Après tout, comme tous mes livres sont dédiés à ma petite-fille, ce sera, je le souhaite, un legs inestimable un jour pour elle.
Les éditions Papilune sont, somme toute, ma passion de retraité qui contribue à garder mon cœur d’enfant.
— Papilune
*Une première version de ce texte fut d’abord publiée en quatre tranches sur le site papilune.ca. Il apparaît ici avec l’autorisation de l’auteur.
Voir aussi « Jean-Marc Beaudoin, l’auteur chouchou de l’AÉQJ

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Crédit du portrait : Carole Pelletier.


