L’AÉQJ vous présente, à travers une entrevue exclusive, un de ses membres et en fait son auteur chouchou ! Aujourd’hui, Martine Bisson-Rodriguez répond à nos questions !

À quel moment, dans votre vie, avez-vous commencé à écrire?

J’ai commencé à écrire au primaire, c’était un besoin. Je garde encore en réserve ces premiers écrits, ces poèmes… Un jour… peut-être… je prendrai le temps de les relire et de les retravailler… on verra.

 

Où puisez-vous votre inspiration?

Partout ! J’observe ceux qui m’entourent, leur décor et la nature. Je suis de celles qui traînent un petit carnet pour prendre des notes…

 

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez? Fatigué, exalté, impatient, etc.

Je me sens bien, heureuse et concentrée. Je ne vois pas le temps passé. C’est vraiment un moment privilégié.

 

Avez-vous besoin d’une ambiance de travail, d’un lieu ou d’un rituel d’écriture pour vous plonger dans l’écriture?

J’aime bien être chez moi, dans mon bureau, mais la plupart du temps, une idée prend naissance dans ma balançoire, dans un restaurant, dans un magasin, dans un théâtre ou en marchant. J’observe tout.

 

Lorsque vous êtes en travail d’écriture, lisez-vous d’autres auteurs du même genre?

Du même genre, non ! Jamais. J’aime mieux lire un livre qui traite de sujets totalement différents, mais la plupart du temps, je ne lis pas beaucoup quand je travaille un manuscrit.

 

Préférez-vous écrire vos dialogues dans la langue parlée ou plus soutenue?

Tout dépend du contexte et des personnages.

 

Faites-vous lire votre texte pendant la période d’écriture? À quel moment?

À la toute fin seulement. Mes enfants sont mes premiers lecteurs.

 

Vous arrive-t-il de vous relire et de trouver votre texte mauvais?

Oui. Quand ça arrive, généralement au début de l’écriture du texte, j’efface tout et je recommence.

 

Y a-t-il des manuscrits qui dorment dans vos tiroirs? Pourquoi?

Oui, j’imagine qu’ils ne sont pas prêts à sortir de l’ombre. Ça viendra.

 

Quel est l’aspect qui vous semble le plus important à travailler dans un texte?

Une bonne intrigue est essentielle, elle doit être soutenue. Les personnages doivent être dynamiques et attachants ou alors des plus détestables. La langue doit être soignée tout en étant adaptée à l’âge des lecteurs.

 

Complétez à votre guise l’énoncé suivant : « L’écriture c’est… »

L’écriture c’est l’occasion de s’exprimer, de créer des personnages et des situations qui capteront l’intérêt des lecteurs. C’est l’occasion de divertir nos lecteurs, de les faire rêver et de laisser une trace dans leur cœur.

 

Quand vous étiez enfant, lisiez-vous beaucoup? Que lisiez-vous?

Toute petite, j’ai adoré lire La Comtesse de Ségur et Tante Lucille.

 

Avez-vous toujours rêvé de devenir auteur ou votre venue à l’écriture jeunesse est un hasard de la vie?

Comme j’écrivais en plus des romans, des pièces de théâtre pour jeunes et que j’en faisais la mise en scène, la suggestion de publier m’est venue d’un parent d’élève.

Ma première publication a donc été un recueil de pièces de théâtre.

 

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la littérature jeunesse est inférieure à celle destinée aux adultes?

Je leur dirais que les jeunes d’aujourd’hui seront les adultes de demain et donc, qu’il faut leur donner à lire de belles et de bonnes choses, des écrits qui les divertiront, les formeront ou les instruiront.

 

Croyez-vous que l’auteur jeunesse doive adopter le langage de ses lecteurs? Pourquoi?

Occasionnellement dans un dialogue, mais autrement, je suis persuadée que l’élève peut comprendre tout langage qu’utilisera l’auteur.

 

Avez-vous été en lice pour un prix littéraire?

Oui, Comédie et plaisir, mon recueil de pièces de théâtre, a été en lice pour le prix Françoise Lepage.

 

Vos amis proches sont-ils aussi auteurs?

J’ai de très bons amis parmi les auteurs.

 

Pourquoi faites-vous partie d’une association comme l’AÉQJ?

Cela vous aide-t-il à vous donner une visibilité, à mieux faire la promotion de vos livres, à avoir accès à des fonds, à participer à des événements publics?

Il est certain que l’association peut nous apporter de la visibilité, mais ce qui est le plus important pour moi c’est l’occasion que donne l’association de se retrouver entre auteurs et de partager nos intérêts communs. Lorsque nous nous rencontrons, c’est toujours agréable d’échanger sur nos expériences autrement, chaque auteur se retrouve isolé.

 

Avez-vous déjà participé à un ou des événements publics (conférences, colloques)? Si oui, quand, où, quelle thématique, personnes invitées, etc.

Oui, j’ai participé à des tables rondes sur l’intimidation. J’ai adoré ça !

 

Pouvez-vous nous parler du livre préféré que vous avez publié?

Pierre déménage, est mon livre préféré parce qu’il traite d’intimidation. C’est un roman qui raconte l’histoire d’un jeune garçon grassouillet qui commence sa troisième année dans une un nouveau quartier. Après avoir travaillé plusieurs années dans les écoles, j’ai écrit cette histoire dans le but de rendre les jeunes conscients du drame que vit la victime et en même temps du pouvoir que chacun a dans une situation d’intimidation.

J’aime beaucoup aussi une petite histoire pour les 4 à 6 ans, enregistrée en mp3: Un petit garçon glouton. Il est en ligne sur le site des éditions L’Interligne.

 

Où êtes-vous né et où avez-vous vécu?

Je suis née dans la Beauce puis j’ai étudié à Québec pour finalement m’installer à Laval.

 

Enfant, que faisiez-vous de votre temps libre?

Je lisais et je faisais beaucoup de mise en scène avec mes amies; j’adorais faire des spectacles que je composais. Vers la fin du secondaire, j’ai fondé une troupe de théâtre avec des amis. Tout l’été, nous donnions des spectacles dans les différentes paroisses de la Beauce. Quelle belle époque !

 

Y a-t-il des matières scolaires que vous préfériez ou que vous n’aimiez pas du tout?

J’ai toujours adoré le français.

 

Avez-vous gagné des prix pendant votre parcours scolaire?

Oui, durant mon primaire. J’ai reçu un prix remis par l’Alliance française…

 

Avez-vous collaboré au journal étudiant de votre école?

Oui ! Pendant plusieurs années ! J’adorais ça !

 

Êtes-vous marié? Avez-vous des enfants?

Je suis mariée et j’ai la chance d’avoir des enfants et des petits-enfants.

 

Le fait d’avoir eu des enfants a-t-il influé sur votre activité littéraire? Si oui, de quelle manière?

Oui, à partir du moment où mes enfants ont eu quelques mois, je leur ai lu des histoires et je leur en ai inventé. J’aurais dû écrire tout ça…

 

Avez-vous une ou des passions autres que la lecture et l’écriture?

J’adore le théâtre et le cinéma. Je suis friande de musique; je fais de la peinture et de la couture.

 

Participez-vous souvent à des salons du livre? Pourquoi?

Oui, si je le peux, car j’aime beaucoup rencontrer les lecteurs ! C’est une richesse.

Les salons du livre sont, en somme, une grande fête pour les auteurs, les éditeurs et les lecteurs ! Il faut que chacun en profite !