L’AÉQJ vous présente, à travers une entrevue exclusive, un de ses membres et en fait son auteur chouchou ! Aujourd’hui, Lucille Bisson répond à nos questions !

À quel moment, dans votre vie, avez-vous commencé à écrire ?

Ma première histoire publiée l’a été en 1972, alors que j’avais 12 ans. J’avais envoyé une histoire de Pâques dans la section jeunesse du défunt Montréal-Matin qui avait été sélectionnée.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?

L’amour des mots, un besoin irrésistible de le faire.

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ? Fatigué, exalté, impatient, etc.

Facilement distraite, mais capable de me recentrer rapidement.

Avez-vous besoin d’une ambiance de travail, d’un lieu ou d’un rituel d’écriture pour vous plonger dans l’écriture ?

J’écris avec de la musique… tout genre de musique. Actuellement, je suis branchée sur le country! Et oui…

Quel est l’aspect qui vous semble le plus important à travailler dans un texte ?

Éviter les répétitions, réussir à obtenir l’essence profond de mon histoire.

Y a-t-il point commun dans la plupart de vos écrits ?

Oui, je commence toujours mes chapitres par un titre… et je dois trouver le titre avant de commencer le chapitre.

Lequel de vos personnages vous ressemble le plus ?

La mère de Marianne Bellehumeur… même ma fille me le dit !

Quelles sont les erreurs commises dans vos premiers textes, et que vous vous gardez bien de commettre de nouveau ?

De longues phrases… de longs paragraphes… Trop de mots pour dire une chose simple.

Complétez à votre guise l’énoncé suivant : « L’écriture c’est… »

… libérateur!

À quoi reconnaît-on, selon vous, un grand écrivain ? Un grand texte ?

On le reconnait à sa façon d’être et sa façon d’agir avec ses lecteurs. Un grand texte, est un texte qui touche, qui sensibilise, qui permet de vivre des émotions, qui aide à grandir.

Quand vous étiez enfant, lisiez-vous beaucoup ? Que lisiez-vous ?

Dans mon temps… oh ! que j’haï cette expression… la littérature jeunesse était quasi inexistante. L’imaginaire de la jeunesse des années 60-70 se développait avec la télévision et les émissions qui étaient destinées aux enfants. Je n’ai pas de souvenirs d’auteurs lus quand j’étais enfant.

Selon vous, peut-on écrire sur n’importe quel sujet en littérature jeunesse ?

Oui, mais en respectant certaines balises. En littérature jeunesse, il ne faut pas sous-estimer l’intelligence des lecteurs ni leur capacité à comprendre les choses. Mais il faut prendre en considération leur niveau d’apprentissage avant de les plonger dans de nouvelles connaissances.

Selon vous, qu’est-ce qui fait le succès dans le domaine de l’écriture jeunesse ?

Les jeunes sont curieux, les parents sont empressés de faire découvrir ce moyen d’évasion à leurs enfants, les écoles et les enseignant(e) sont des acteurs de premiers plans pour faire découvrir ce qui se fait au niveau de la littérature, les bibliothèques regorgent de livres, les librairies sont des acteurs importants. Le livre occupe une place importante dans la vie de la jeunesse d’aujourd’hui.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut écrire et publier pour la jeunesse ?

Vas-y! Crois en tes rêves. Fonce. N’abandonne pas. Soit persévérant. Travaille fort. Fais-toi confiance. Écris dans un français impeccable. Entoure-toi de gens d’expérience. Sois heureux.

Comment êtes-vous entré en contact avec l’éditeur ?

Par l’entremise d’une amie auteure qui était publiée à cette maison d’édition.

Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

Euphorie et bonheur extrême.

Est-ce vous qui choisissez la couverture de votre livre ?

Je soumets l’idée qui est transmise à l’illustratrice (qui est excellente, en passant). Je collabore en apportant mes idées à chaque étape de la création de la page couverture jusqu’à la touche finale.

Parlez-vous à vos proches de vos projets d’écriture ?

Mes enfants et mon conjoint sont les premiers à recevoir les détails sur mes écrits.

Quand jugez-vous que le roman est terminé ?

La plupart du temps, j’ai une heure de tombée… et je termine habituellement autour de ce moment.

Êtes-vous marié ? Avez-vous des enfants ?

Oui, mariée depuis 27 ans, trois enfants adultes, cinq petits-enfants… je suis comblée.

Recevez-vous beaucoup de courrier de vos lecteurs ?

Régulièrement, par Facebook et Instagram, les ados m’écrivent et me posent des questons.

Rencontrez-vous souvent vos lecteurs ? Dans quel cadre ?

Régulièrement, dans les salons du livre et les activités en lien avec la littérature. En 2018, j’aurai le bonheur de faire partie du programme Culture à l’École, donc, j’aurai encore plus d’opportunités de rencontrer les lecteurs dans leur milieu scolaire.

Participez-vous souvent à des salons du livre ? Pourquoi ?

Oui. Je suis présente dans la plupart d’entre eux. J’y vais avec plaisir parce que ça me permet un contact direct avec les lectrices de ma série en plus de rencontrer les parents. J’adore !