Le congrès Boréal est le principal congrès de littérature de science-fiction et de fantastique (SFF) au Québec. C’est le rendez-vous des lecteurs et de divers acteurs du milieu du livre. Cette année, l’événement se tenait du 5 au 7 mai 2017. Sous la coordination de Patrick Loranger, quatre auteurs membres de l’AÉQJ y ont participé. Dans ce billet, ils nous relatent leur expérience.

Patrick Loranger

Pour la première fois dans l’histoire du Boréal, trois auteurs européens des genres de l’imaginaire offraient des formations d’écriture au Canada.

Quand Sophie-Luce Morin m’a proposé de coordonner la présence d’une délégation de l’AÉQJ au congrès Boréal 2017, je n’ai pas hésité longtemps. J’avais assisté une journée à l’édition 2015 qui avait lieu à Montréal et j’avais une bonne idée de ce qui m’attendait.

Cette année, Québec accueillait la communauté franco-canadienne des auteurs de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur et fantastique) à la Maison de la littérature de Québec ainsi qu’au Monastère des Augustines, rue des Remparts, deux lieux intéressants en soi.

Je n’ai pas compté les heures et j’ai semé plusieurs soirées pour me renseigner, transmettre l’information et coordonner tout ça avec les organisateurs du Boréal et le CA de l’AÉQJ. J’ai récolté l’immense bonheur de recruter trois participantes de qualité en la personne de Sandra Dussault, Nancy Godbout et Magali Laurent, pour les nommer dans l’ordre alphabétique.

Un souper nous a permis de casser la glace entre nous afin de nous préparer à vivre une table ronde sur la littérature jeunesse. Pour le reste, chacun de nous a suivi sa propre voie selon son bon vouloir. De mon côté, j’ai participé au volet « Imaginaires 2067 », en marge du congrès.

Pour la première fois dans l’histoire du Boréal, trois auteurs européens des genres de l’imaginaire offraient des formations d’écriture au Canada. Ces classes de maître portaient sur l’écriture de fantasy, avec Lionel Davoust, l’écriture de science-fiction avec Jean-Claude Dunyach et la technique du mind mapping appliquée à la création d’univers, avec Philippe-Aubert Côté. Un menu des plus appétissants pour l’auteur que je suis. Je n’allais pas laisser passer l’opportunité !

Si le plat principal était un délice, nous avons eu droit pour dessert à une table ronde récapitulative sur les façons de travailler de ces écrivains professionnels. Et dans le but de mettre en pratique nos acquis, nous étions ensuite conviés à un marathon d’écriture dans le réfectoire du Monastère, avec la possibilité de nous référer à nos invités européens pour répondre aux questions qui nous venaient en cours de route. En prime, nos textes seront candidats à une inclusion dans des numéros spéciaux des revues de Solaris et Galaxies.

Comme je voulais participer au plus de choses possibles, je me suis ménagé un horaire (trop) chargé et je suis revenu épuisé, mais heureux ! J’ai trouvé le temps de passer une heure avec Patrick Senécal, dans un tête-à-tête collectif fascinant lors duquel il racontait son parcours, j’ai pu étudier les marchés de la nouvelle et la magie de la collaboration, avec autant de panels d’auteurs compétentes et renommés, et j’ai manqué toutes les activités qui avaient lieu en même temps que celles auxquelles je participais. C’est dire qu’il y en avait pour tous les goûts !

Je laisse mes collègues parler de l’expo-vente qui offrait l’opportunité de montrer nos livres et d’examiner ceux de nos collègues.

Magali Laurent

L’heure qui nous était accordée pour en parler est passée beaucoup trop vite, et je tiens à remercier Pierre-Alexandre Bonin, notre animateur, d’avoir su la rythmer avec efficacité.

Les tables rondes sont toujours de belles occasions d’échanger avec d’autres auteurs sur des sujets qui nous passionnent. Celui qui concerne les préoccupations des jeunes lecteurs en littérature SFF est presque sans limites. L’heure qui nous était accordée pour en parler est passée beaucoup trop vite, et je tiens à remercier Pierre-Alexandre Bonin, notre animateur, d’avoir su la rythmer avec efficacité. En bref, je retiens de nos échanges que la littérature de l’imaginaire chez les jeunes a encore un bel avenir devant elle. L’actualité abreuve les auteurs de sujets intéressants, bien qu’un peu angoissants — nous avons beaucoup parlé de dystopie —, et il ne tient qu’à nous de les saisir et de les mettre en mots.

 

 

 

Nancy Godbout

(…) une superbe expérience, des lieux magnifiques et des gens passionnés par la science-fiction, la fantasy, l’horreur et le fantastique.

Je tiens d’abord à remercier l’AÉQJ de m’avoir permis d’assister au congrès Boréal 2017. Ce fut une première expérience pour moi.

J’ai d’abord accepté de participer à la table ronde animée par M. Pierre-Alexandre Bonin. Je le remercie d’ailleurs pour son aisance et la connaissance du sujet. Magali Laurent et Patrick Loranger ont su être des panélistes hors pair. J’ai été heureuse d’échanger sur le sujet avec eux.

Ma présence au Congrès s’est surtout concentrée à la table de l’Expo-vente samedi et dimanche. J’y ai fait de belles rencontres. L’endroit était absolument magique. Je n’ai assisté qu’à un atelier (davantage une table ronde) le vendredi soir à la Maison de la littérature. Quel superbe endroit, là aussi. Vraiment, mes yeux ont été constamment émerveillés de constater ces lieux rénovés et inspirants pour des auteurs de SFF.

Chapeau à tous les organisateurs de ce Congrès. Merci pour l’accueil, la diversité des ateliers offerts et pour vos mines réjouies malgré la température maussade. Bref, une superbe expérience, des lieux magnifiques et des gens passionnés par la science-fiction, la fantasy, l’horreur et le fantastique. À très bientôt, j’espère !

Sandra Dussault

Pour les amateurs de littérature de l’imaginaire, le congrès Boréal est un incontournable au Québec.

Quand on m’a approchée pour participer au congrès Boréal 2017, j’ai accepté immédiatement sans trop savoir à quoi m’attendre. J’ai supposé que ce serait coloré et bruyant, avec des gens déguisés en Yoda et des collectionneurs de cartes Magic dans tous les coins. En réalité, Yoda n’y était pas, mais j’ai quand même pu observer de loin d’authentiques participants qui se disputaient une partie de Donjons et Dragons !

Ma contribution au congrès a consisté principalement à garder la table de vente pour l’AÉQJ. Mes livres ainsi que ceux de mes trois nouveaux amis auteurs y étaient fièrement exposés dans les voutes du Monastère des Augustines de Québec. Cet événement m’a permis de faire de belles rencontres et d’avoir des discussions animées avec des collègues (dont Véronique Drouin, auteure de la très excellente dystopie Amblystome) et des exposants. D’ailleurs, j’ai aussitôt réinvesti le fruit de la vente de mes livres chez Quête Acceptée ! qui exposait au Congrès.

Pour les amateurs de littérature de l’imaginaire, le congrès Boréal est un incontournable au Québec. Selon moi, l’AÉQJ y a sa place, et devrait poursuivre sa collaboration l’an prochain pour y faire connaitre nos auteurs.

Je profite de cette tribune pour annoncer que je m’impliquerai dès l’automne prochain dans l’émission littéraire Contes de Faits diffusée sur les ondes de CKRL à Québec. Se joindront à moi les auteurs Magali Laurent et Patrick Isabelle, ainsi que d’autres mordus de littérature jeunesse. Plus de détails à venir à la fin de l’été !