Où êtes-vous né et où avez-vous vécu ?

Je suis née à Greenfield Park et j’ai grandi à Saint-Hubert. J’ai vécu à Montréal, à Longueuil et à Québec.

 

Parlez-nous de votre parcours scolaire et des choix d’études que vous avez faits.

Passionnée depuis toujours par les livres, les films et les séries télévisées, j’ai su très tôt que je voulais étudier « l’art de raconter des histoires ». J’ai fait un baccalauréat multidisciplinaire en littérature, création littéraire et cinéma, puis une maîtrise spécialisée en écriture de scénario et adaptation cinématographique. Je suis aussi diplômée du programme télévision de l’Institut national de l’image et du son (INIS).

 

Quand vous étiez enfant et adolescente, lisiez-vous beaucoup ?

Oui ! J’adorais déjà lire. Au secondaire, je lisais tout le temps, même pendant les cours (ce qui exaspérait grandement certains de mes professeurs !)

 

Lorsque vous étiez jeune, vouliez-vous devenir écrivain ?

Oui. J’ai toujours aimé créer des histoires et imaginer des mondes merveilleux. Je n’ai jamais perdu ce plaisir de mon enfance où mes jouets devenaient les héros d’aventures fabuleuses. Être écrivaine et scénariste est naturel pour moi. Ce sont des métiers où je me sens complètement à ma place.

 

Quand avez-vous publié votre premier écrit jeunesse ?

J’ai publié mon premier roman jeunesse en 2014 : Miss Solitude (Soulières éditeur). Cette œuvre a été développée pendant mes études universitaires et avec l’aide de l’écrivain et professeur Alain Beaulieu. J’ai complété le manuscrit en 2012. J’avais besoin de le terminer pour moi-même, pour me prouver que j’en étais capable. Je l’ai ensuite envoyé à des éditeurs pour marquer un point final au projet. Et alors que je me concentrais à ma carrière de scénariste… Surprise ! J’ai reçu des propositions de contrats d’édition !

 

Comment votre livre a-t-il été commenté au moment de sa sortie ? Avez-vous été étonné de cette réception ?

J’ai été surprise de la réception de Miss Solitude, car il s’agissait de mon premier roman et il abordait des thèmes durs et parfois tabous. Les encouragements que j’ai reçus, comme être finaliste pour le Prix Cécile-Gagnon, m’ont fortement motivée à poursuivre ma carrière d’écrivaine.

 

Éprouvez-vous des difficultés au moment de l’écriture ?

J’ai tant d’histoires dans ma tête que je n’ai jamais le syndrome de la page blanche. Je manque surtout de temps pour écrire ! Quand je m’assois à ma table, le processus de création s’enclenche. Je pars dans mon monde et je ne vois plus les heures qui passent.

 

Quand une idée jaillit, prenez-vous des notes ?

Oui. J’ai un grand « cartable magique » où j’organise toutes mes notes au fur et à mesure. C’est une encyclopédie personnelle rassemblant des idées, des concepts, des personnages, des répliques… N’importe quoi qui m’inspire !

 

Parlez-vous à vos proches de vos projets d’écriture ?

Je parle peu de mes projets avant ou pendant l’écriture. En les partageant à voix haute avant d’exister clairement sur « papier », les histoires peuvent perdre de leur « flamme ». Parfois, l’envie de les écrire disparait. Je ne prends donc pas de risque ! Par contre, après un premier jet, il m’arrive d’en glisser quelques mots à mon conjoint ou à ma petite sœur, ma fan #1 !

 

Écoutez-vous de la musique en écrivant ?

Oui ! Chacune de mes histoires possède sa propre liste de lecture. La musique est une de mes principales sources d’inspiration.

 

Quand vous commencez à écrire une histoire, la connaissez-vous en entier ou improvisez-vous au fur et à mesure ?

Je sais d’avance les grands mouvements et revirements, mais je me laisse toujours la liberté d’explorer des chemins inconnus. Par contre, avant mon premier jet, je travaille beaucoup sur la construction de mes personnages. Je prends le temps de définir leurs goûts et leurs passions, leurs forces et leurs faiblesses. Je les connais tellement qu’écrire ensuite leurs aventures devient une vraie partie de plaisir !

 

Une fois votre journée d’écriture achevée, que faites-vous ?

Je vais jogger ou marcher sur les Plaines d’Abraham.

 

Selon vous, peut-on écrire sur n’importe quel sujet en littérature jeunesse ?

Oui. Il est important de pouvoir parler de tout, à tout le monde. La seule différence avec un public jeunesse, c’est la « manière » de le faire. L’approche et le ton s’adaptent à l’âge des lecteurs, mais le contenu peut être le même.

 

Prendrez-vous votre retraite un jour ?

Jamais ! 🙂