Né en 1803 dans la région de Berthier, Chevalier de Lorimier s’intéresse à la politique dès la fin de son adolescence. Idéaliste, il proteste contre le projet d’union du Bas-Canada et du Haut-Canada visant le déclin de la population francophone. Devenu notaire à Montréal, il se lie au groupe du Parti patriote dont il soutient les candidats. Épris de liberté, il entre dans le comité de résistance et participe à de nombreuses assemblées de contestation. Quand des mandats d’arrestation sont lancés contre les chefs patriotes, il fuit aux États-Unis. Il y effectue de nombreux allers et retours avant d’être fait prisonnier. Sa vie se termine brutalement le 15 février 1839, à l’âge de 35 ans. Encore aujourd’hui, Chevalier de Lorimier demeure le symbole de l’engagement, de l’idéal politique et de la liberté.

 

Extrait

 

« Deux années plus tard, Chevalier n’a toujours pas de réponses à ses questions. Son penchant pour la politique se transforme en véritable passion. Il commence à y prendre une part active en tant qu’idéaliste épris de liberté et acquis d’emblée à la cause des francophones. Comme tous les hommes qui aiment son pays, n’a-t-il pas l’ardeur des coeurs purs et enthousiastes ?

Avec d’autres jeunes gens de son âge, il s’engage dans les luttes que Papineau livre au gouverneur* du Bas-Canada, Lord Dalhousie.

En 1822, il participe au vaste mouvement populaire de protestation contre l’Acte d’Union*. Ce projet, appuyé par la plupart des marchands britanniques de Montréal, a comme objectif l’union du Bas-Canada au Haut-Canada*. Mais le but inavoué est de provoquer le déclin de la population francophone, pourtant majoritaire en nombre à 70 %.

— J’ai trouvé ma voie ! »

 

Titre : Chevalier De Lorimier, Patriote et fils de la liberté
Auteure : Manon Plouffe
Illustratrice : Adeline Lamarre
Éditeur : De l’Isatis, Collection Bonjour l’histoire
Public cible : 9 ans et +
Date de parution : Mai 2017